Le temps

 

 

 

Dixièmes Journées Interdisciplinaires Sciences & Fictions de Peyresq : le Temps

Ont contribué à cet ouvrage :Anouk Arnal, Ugo Bellagamba, Estelle Blanquet, Cécile Boré, Jean Dhombres, Claude Ecken, Brigitte Ernst, Yves Frémion, Jean-Luc Gautero, Éric Picholle, Jean Picholle, Florence Quinche
Pascal J. Thomas, Daniel Tron, Anthony Vallat

Les Journées Sciences & Fictions de Peyresq constituent un moment de rencontre entre créateurs et chercheurs de toutes disciplines, « littéraires » comme « scientifiques », tous conscients de l’importance de la science-fiction comme outil de communication et de pédagogie.

Comme machine à explorer le temps, peut-être, aussi ?
Quelles seraient alors les modalités de ces explorations ? Quels sont les temps que ce genre singulier et polymorphe déforme, dissèque, sublime et manipule ? Qu’est-ce que la science-fiction nous dit du temps à travers ses récits de vies humaines, de civilisations, d’espèces et de futurs, de formation de planètes, du cosmos et du destin de l’univers ? Que trouvent les voyageurs imprudents au bout de leur voyage ?
L’édition 2016 aura donc été l’occasion d’aborder ce thème du Temps qui hante la littérature et le cinéma de science-fiction, des paradoxes du voyage temporel à ceux de la relativité, et des uchronies de Charles Renouvier au Temps incertain de Michel Jeury et aux fugues temporelles de Philip K. Dick.

 

Rousseau, la République, la paix.

Rousseau, la République, la paix.
Actes du colloque du GIPRI (GRAND-SACONNEX, 2012). Sous la direction de Gabriel Galice et Christophe Miqueu. 

La célébration du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau a donné lieu, en 2012, à un foisonnement d’initiatives, particulièrement à Genève, sa ville natale. L’une d’elles fut le colloque « Rousseau, la République, la paix », répondant à l’appel à projets de la Ville de Genève sous l’enseigne « 2012, Rousseau pour tous ».

Cet ouvrage se propose à la fois d’examiner ce que pouvait signifier l’opposition de Rousseau à une certaine forme de cosmopolitisme et d’interroger le sens d’un républicanisme basé sur le patriotisme défensif. Il s’efforce également de mettre en lumière l’actualité de ce positionnement républicain original à l’heure du dépassement annoncé des nations et de la recherche d’une citoyenneté européenne.

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Contextualiser et actualiser les œuvres littéraires au collège et au lycée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contextualiser et actualiser les œuvres littéraires au collège et au lycée

Sous la direction de Jean-François Massol, Gersende Plissonneau et Béatrice Bloch

Bruissant des échos d’autres époques, L’Épopée de Gilgamesh ou Madame Bovary sont-elles des œuvres qu’élèves et étudiants d’aujourd’hui s’approprient aisément ? L’enseignement de la littérature doit-il déployer des trésors d’habileté pour susciter l’intérêt des lycéens du XXIe siècle au Supplément au voyage de Bougainville de Diderot ou à telle comédie de Molière ? Ces questions ne sont pas récentes, mais la situation actuelle est particulière : qu’il soit plus ou moins bon lecteur, un élève ou un étudiant d’aujourd’hui peut éprouver des difficultés à aborder un contexte ancien ; tout en prônant l’accueil fait à autrui, un autre peut ne pas saisir la question à laquelle répondait Le Traité sur la tolérance de Voltaire au moment de sa composition. Il importe sans doute que la démarche d’actualisation intervienne en priorité, afin de faire résonner l’œuvre dans ses valeurs pour le temps présent. Mais ne fait-elle pas courir aussi des risques de simplification, de méprise, à la lecture et l’étude des textes anciens ? Le dossier ici réuni vise à interroger le couple de concepts de l’actualisation / contextualisation récemment retravaillé à nouveaux frais par Yves Citton dans son essai Lire, interpréter, actualiser (2007). À travers des dispositifs pédagogiques récemment créés ou revisités dans le cadre de la réception subjective des œuvres (journal de lecteur, échanges et débats, etc.), ce dossier l’étudie, en critique les usages, propose de les infléchir si besoin. Ne s’agit-il pas d’obtenir une lecture vivante, qui considère ce que le passé peut recéler comme lucidité, étonnante étrangeté, ouverture critique sur le présent ?

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Les affiliations par et avec le numérique.

Les affiliations par et avec le numérique.

Sous la direction de Vincent Liquète et Karel Soumagnac

 

D’approche interdisciplinaire, l'ouvrage "Les affiliations par et avec le numérique" réunit des contributions autour des sciences de l’information et de la communication, des sciences de l’éducation et des sciences cognitives. Il traite de la compréhension de la construction des affiliations numériques dans la société actuelle tout en donnant des cas concrets de leur émergence dans de nombreux contextes d’activité qu’il s’agisse des entreprises, des organisations, de l’école ou de l’université. Il expose également les formes d’interactions entre les individus transformées par l’émergence et la diffusion de dispositifs et de ressources numériques et propose de nouvelles dynamiques et modèles par et avec les affiliations numériques.

Revue Hermès

Revue Hermès n° 78 | Les élèves, entre cahiers et claviers. Sous la direction de Vincent Liquète et Benoit Le Blanc.

 

 

Depuis les années 1980, les technologies de l’information et de la communication (TIC) et le numérique sont entrés à l’école. De nombreuses transformations ont affecté tous les systèmes éducatifs du monde. Ainsi, en France, ces changements se sont traduits par plus d’une dizaine de réformes successives. Mais au-delà des technologies impliquées, des équipements nécessaires et des apprentissages incontournables, le numérique véhicule avec lui des aspects de modernité, d’innovation et d’évidence.
 

Dès lors, est-il encore possible de s’interroger sur les résonances ou dissonances qu’il apporte dans le monde « formaté » de l’école ? C’est ce que propose ce numéro de la revue Hermès en réfléchissant aux nouvelles modalités du face-à-face pédagogique, aux difficultés comme aux idéaux liés à l’entrée du numérique dans l’école, de la maternelle au lycée.
 

Quel est le sens à accorder aux investissements financiers colossaux que ces programmes appellent ? En quoi le métier d’enseignant et le rôle de l’élève ont-ils changé ? Comment l’école s’est-elle organisée face aux géants de l’Internet ou face aux logiques du logiciel libre et des biens communs ? Quelles idéologies traversent ce mouvement, où cohabitent les utopies numériques autant que les promesses de l’immense marché du savoir ? Entre demandes sociales et exigences du marché du travail, que reste-t-il de la dimension critique et revendicative vis-à-vis de l’information ? Chercheurs, penseurs et acteurs examinent ici les logiques à l’œuvre dans ce domaine et certaines lignes de tension qui le traversent. Le corps enseignant subit des injonctions pour utiliser, intégrer et s’approprier massivement le numérique.


Facteur d’émancipation ou d’inégalités, de modernité ou de dépendance aux industries du numérique, la question fait controverse. Les contributions de ce numéro invitent à adopter un regard analytique et critique sur la place de ces nouveaux outils à l’école.

 

 

Revue Hermès n° 66 | En librairie le 29 août 2013 

 

 

Classer est souvent la première opération intellectuelle. Mais catégoriser, classer, déclasser, classifier ne sont pas de simples activités de mise en ordre du monde. Ces opérations représentent également des modes d'exercice de pouvoir de nature intellectuelle, culturelle, politique. Le classement contribue certes à mettre de l'ordre, mais aussi à rigidifier les distinctions, à naturaliser des hiérarchisations, à justifier la marginalisation de groupes sociaux et culturels, souvent à imposer une logique marchande. Qu'il s'agisse de classifications documentaires et disciplinaires ou de palmarès très médiatisés comme celui de Shanghai pour les universités, les outils de classement prennent diverses formes, matérialisent des valeurs et des stratégies, orientent notre regard sur le monde.

Avec l'émergence des réseaux numériques, la mise en place des normes et l'essor des « Big Data », les outils de classement se transforment et gagnent en puissance. Quel pouvoir est exercé par les acteurs du classement, et selon quelles logiques ? Si l'universalisme a pu favoriser l'univocité des classifications, celles-ci s'ouvrent désormais au dialogue, engendrant négociations, suscitant contestations et débats. Cette dimension délibérative se perçoit à travers les activités de groupes de pression, de lobbys, de réseaux constitués autour d'enjeux majeurs qui d'ailleurs nous concernent tous : comment désigner et classifier le handicap, les maladies mentales ou les sujets scientifiques prêtant à controverse comme le développement durable ? Quelles normes techniques appliquer à la mise en réseau des langages documentaires ? Comment former un contre-pouvoir à la puissance classificatoire de Google ?

Face aux technologies du numérique et à la croissance exponentielle des données, des acteurs et des organisations tentent progressivement de contrecarrer les tendances hégémoniques anciennes et nouvelles de mise en ordre du monde, en mettant en avant une activité de classification participative et créative.


Coordonné par Vincent Liquète et Susan Kovacs, supervisé par Jacques Perriault et Bernard Valade.

 

Être une fille, un garçon dans la littérature pour la jeunesse.

Etre une fille, un garçon dans la littérature pour la jeunesse (2). Europe 1850-2014.

Textes réunis et présentés par Christiane Connan-Pintado et Gilles Béhotéguy

 

Cet ouvrage s’inscrit dans le cadre de GENERATIO, programme quinquennal de recherche de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine qui étudie la construction des jeunes générations en Europe du XIXe siècle à nos jours.

 

Il fait suite à un premier volume portant sur les livres pour enfants publiés en France depuis 1945. Il s’agit ici d’interroger les représentations du genre à travers un éventail de contributions consacrées aux livres pour la jeunesse dans différents pays d’Europe depuis deux siècles.

 

Cette contextualisation élargie invite à considérer la dimension paradoxale d’une littérature qui ambitionne d’abolir les frontières –de la « république de l’enfance » de Paul Hazardà IBBY – alors même que les contextes nationaux conditionnent fortement la production et la réception des livres, partant les représentations du masculin et du féminin.

 

L’organisation de l’ouvrage ne se fonde ni sur une chronologie ni sur une répartition géographique, mais s’articule autour de trois axes pour aborder la question du genre : la mise en valeur du féminin, le poids des contextes, les phénomènes de sérialité. Il s’agit soit de porter un regard rétrospectif sur une production ancienne, parfois enfouie, et de la revisiter à la lumière des travaux récents sur le genre, soit de considérer les livres publiés aujourd’hui et le miroir qu’ils tendent au jeune lecteur. Qui sont les héros emblématiques : garçons et/ou filles ? Que disent-ils des sociétés dans lesquelles ils s’inscrivent, de leur vision de l’enfance et de la construction d’une jeunesse ?

 

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Citoyennetés spéculatives

 

Huitièmes journées interdisciplinaires Sciences & fictions de Peyresq.

Comment penser la citoyenneté dans un monde en mutation permanente ? Les révolutions techniques à venir, les confrontations à l’autre, l’alien, obligeront-elles l’humanité à remettre en cause ses principes les mieux établis ? Conjuguant l’impertinence au point de vue de Sirius, les spéculations de la science-fiction, littérature politique s’il en est, apportent aux débats les plus actuels un éclairage inattendu et des éléments de réflexion inédits.

 

 

 

 

Ouvrage dirigé par Ugo Bellagamba, Estelle Blanquet, Eric Picholle et Daniel Tron.

 

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René Rémond Et Nanterre : Les Enfantements De 68
 
Contribution à l’histoire d’un universitaire et d’une université iconiques (1968-1976) 
 
Mettre en couple, sous les auspices de Mai 68, « Nanterre la rouge » avec l’auteur de “La Droite en France“, dépeint par certains comme un intellectuel de gouvernement bien éloigné des combats de gauche, et supposer qui plus est que leur rapprochement a été fécond, pourra paraître comme une provocation. L’auteur cherche à convaincre le lecteur qu’il n’en est rien.
 
Bien que cet aspect de sa vie soit tombé dans l’oubli, René Rémond a fait partie des enseignants modérés qui, au lieu de déserter l’Université au moment de 68, s’y sont engagés, aux côtés des étudiants réformistes, pour la transformer. Cet investissement l’a conduit à prendre des responsabilités de plus en plus importantes à Nanterre, dans une période où les campus universitaires servaient de « terrains de jeu » aux groupuscules radicaux.
 
En mobilisant et en croisant de nombreuses archives (celles de René Rémond, celles de l’université de Nanterre, celles des sphères gouvernementales), en recueillant les témoignages des acteurs de cette époque, l’auteur nous offre un récit vivant et vrai des destins entremêlés d’un universitaire et d’une université. Au-delà de René Rémond et de Nanterre, c’est l’ambiance bouillonnante et créative des « années 68 » qui est ici restituée.
 
Auteur : Charles Mercier
Charles Mercier est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux (ESPE d’Aquitaine), membre du Laboratoire Cultures, éducation, sociétés (EA4140). Il est notamment l’auteur de Autonomie, autonomies : René Rémond et la politique universitaire en France aux lendemains de Mai 68 (Publications de la Sorbonne, 2015) et le codirecteur de Identités religieuses et cohésion sociale. La France et le Québec à l’école de la diversité (Le Bord de L’eau, 2016).
 
 
 
La vie scolaire, une étude philosophique.

Ouvrage réalisé par Jean-François Dupeyron, maître de conférences en philosophie ESPE d’Aquitaine – université de Bordeaux.

Cet ouvrage pionnier propose une étude philosophique de la vie scolaire, cette vie concrète que chacun d’entre nous a vécue de longues années, de la maternelle à la fin de l’enseignement secondaire, et dont il garde des souvenirs généralement marquants, pour le meilleur et pour le pire. Quelle est cette forme de vie ? Quels principes et quels modèles président à son organisation et sa pratique quotidienne ?

Pour l’auteur il s’agit aujourd’hui de construire une vie scolaire soucieuse du séjour qu’elle offre à ses « résidents », délibérément tournée vers l’acquisition de capabilités et permettant à chaque élève d’éprouver la force émancipatrice de l’idéal démocratique. Défendre l’idée d’une école habitable, c’est aussi faire la promotion de l’intervention transformatrice de tous les acteurs en vue de la pratique d’une vie scolaire digne d’être vécue.

 

Collection Questions d’éducation et de formation.

 

L’idée de valeur en éducation.

l'Idée de valeur en éducation

Le langage de la valeur fait aujourd’hui question. Un discours de fondation est-il malgré tout encore tenable après les philosophies du soupçon et de la déconstruction ? Ne doit-on pas questionner les termes mêmes de la problématique des valeurs : la dualité fait/valeur, le rapport moyen/fin, la distinction entre normes et valeurs ? Quels peuvent être les enjeux
contemporains d’une philosophie des valeurs dans le contexte éducatif ? Quelles sont les valeurs éducatives convoquées dans les discours sur l’éducation
aujourd’hui ? Sur quels modes le sont-elles ? Et quelle peut être la valeur de ces valeurs ?

Trois grandes parties structurent cet ouvrage : Philosophie de la valeur, Repenser les valeurs et Focus sur quelques valeurs. Cet ouvrage est issu d’un colloque de la Sofphied (Société francophone de philosophie de l’éducation) qui s’est tenu à l’ESPE de Strasbourg, les 18 et 19 juin 2015.

Ouvrage réalisé sous la direction de : Michel FABRE, Brigitte FRELAT-KAHN et André PACHOD.

Contributeurs :

Jean-François DUPEYRON et Stéphanie PÉRAUD-PUIGSÉGUR ont collaboré à cet ouvrage avec Sébastien CHARBONNIER, Éric DUBREUCQ, Grégory DUFRESNE, Michel FABRE, Brigitte FRELAT-KAHN, Pierre GÉGOUT, Henri Louis GO, Pierre KAHN, Alain KERLAN, Bérengère KOLLY, Samia LANGAR, André PACHOD, Eirick PRAIRAT, Samuel RENIER, Xavier RIONDET, Michel SOËTARD, Tommy TERRAZ.